La mère
La mère est là sur son lit d’hôpital
Sans savoir qu’en bas, pâle
Sa fille attend.
La mère attend son heure résignée
Elle ne reverra pas ses enfants.
Trop de temps a passé
Chacun a gardé son orgueil et sa fierté
Le temps infini sur les non-dits
Tournent dans son esprit.
Il suffirait de trois fois rien
Une rencontre au-delà de son cœur
Pour la mère qui se meurt.
Paroles des regards,
Et silences bavards.
Se prendre par la main,
Sentir le même sang qui coule
Laisser la larme qui roule
Et se sentir bien, enfin.
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