métro

A l'heure où les ombres chinoises se dessinent sur les murs du métro
A l'heure où tous remontent à bout de souffle, avide d'air,
Pas pressés, talons claqués, marches montées deux à deux
C'est pour eux l'heure de descendre,
Corps frôlés, cœurs croisés dans cette fuite à l'envers.
Les oiseaux de nuit prennent possession des rames,
Lui redonnent une âme.
C'est leur richesse, leur repaire,
Ce métro ils l'aiment, une vie dans chaque coin,
Des souvenirs dans chaque couloir.
Vies en meute
Codes tacites.
Le photomaton toujours là,
Flashes express
Des amours pour toujours.
La musique et la danse
Pas de deux, en cadence
Trop d'alcool, une nuit folle
Comme là-haut dans les bars
Mieux ici à l'abri des regards
Indécence, innocence
Jusqu'au bout de la nuit,
jusqu'au bout de la vie.