Les feuilles mortes de l’automne courent dans mon esprit
Me rappelant les saveurs du printemps
Quand le soleil brillait d’un jeune feu
Pareil à mes très chers autour de moi
Et à mon esprit insouciant aux saisons qui passent.
Je suis là dans les nimbes d’un brouillard de souvenirs
Mêlant les effluves de mon imagination
Engourdi par le froid de l’hiver qui m’enveloppe
Souffrant par avance du manque de mes amours
Pas encore perdus.
Vision macabre de Toussaint
Où les vivants et les défunts ne font plus qu’un
Où l’avenir et le passé se lient inévitablement
Tortures dans le tréfonds de mon âme
De l’absence et la solitude à venir.
C’est le spleen de l’automne qui m’envahit
Dans une étreinte douloureuse,
M’empêchant de profiter tant qu’il est encore temps
Des miens qui chauffent mon cœur,
Avec une tendre bienveillance.
Cette enveloppe ouatée d’affection
Et les larmes acides qui coulent
Soufflent sur ma chair à fleur de peau,
La conscience d’aimer présentement
Et de profiter à chaque instant de ce cadeau.





Vos blablas